
Petit flashback... Eh oui je n'ai pas débarqué en parachute directement sur Emiliano Zapata. Il a fallu faire la demande aupres de la CIEP a Paris, monter a Paris en juin, assister a une réunion géniale sur les enjeux marchands de la francophonie. Je suis ici en tant qu'assistant de langue, ambassadeur de la France pendant 7 mois (Vous pouvez parler du TGV ou de la fusée Ariane, arrëtez avec Victor Hugo nous a-t'on dit.) En fait je suis ambassadeur de mes idées recues sur la France, quand on me demande comment sont les Francais je réponds froid et ca dépend, quel est le plat typique, le fromage et les crepes mais ca depend. L'homosexualité, ca va on est tolérant, ca dépend. Et puis finalement aujourd'hui j'ai présenté en une heure le cinéma francais, vive les freres Lumieres, vive Luc Besson et Amélie Poulain. Et tant pis pour Edouard Baer, Francois Ozon et les 99/100 que j'ai pas cités. On est vite pris au jeu du cliché. En mëme temps, une heure c'est peu et en une heure on a déja l'impression de souler...
Bon apres Paris en juin est venu Paris en septembre, pourquoi j'allais au Mexique je savais pas trop, si j'avais fait la demande, mais apres ? J'ai eu l'impression de marcher comme un robot pendant 5 jours Dans les aéroports de Paris Frankfurt et Mexico a suivre les panneaux et ecouter les voix. Fonction faim, fatigue, soif pipi. Un répit : le décollage a Paris on quitte le sol, les petites maison, les rideaux de nuage, on se sent les pieds dans le vide, on se dit Ca putain je l'avais jamais fait ! je peux mourir tranquille. Quoi qu'une mort en avion c'est jamais tranquille...
ensuite fonction robot reenclenchee. pas un avion a l heure, deux nuits a Frankfort l'une dans un hotel de luxe payé par la Lufthansa super bouffe, et l'autre dans un hotel miteux orthodoxe nuit hors de prix, moisis dans les verres, murs peints en rose, une vieille qui parle russe. et l angoisse de rater l avion, et les queues interminables a l enregistrement. mode robot angoissé.
A Mexico, la ville qui pique le nez et la gorge, rencontre avec un taxi hors la loi, rattrapé par un policier qui nous emmene vers les taxis 'autorisés', et enfin l hotel e les autres assistants, en plein centre de la capitale. Les assistants sont vanés. Du moins ceux de ma chambre, j ai a peine posé ma brosse a dents que quelqu'un a eteint la lumiere. Je manque de me vautrer sur les bagages. Puis deux jours de réunion interminables, le consulat qui fout les boules sur les risques de violence, les maisons Hatier et Hachette qui viennent faire de la propagande, les différents services de l'ambassade et entreprises associées qui nous vantent leur travail (mais on les soupconne de pas vraiment en avoir vu l ardeur avec laquelle ils en parlent. Et finalement le derrnier jour, enfin le temps de visiter un peu le centre.
Y a des gars qui lisent l avenir avec des plantes mayas et des cireurs de chaussures tous les 5 metres. Je goute enfin mes premiers tacos et j echange les 350 euros que j avais sur moi. 5200 pesos dans les mains , ca fait bizarre. Enfin arrive le moment de prendre l avion pour Villahermosa, encore du retard, encore mode robot, et juste au moment de vouloir embarquer, je trouve plus mon billet. Je l avais mis dans mon sac. Le coup de flip a 10 minutes du decollage. Du coup je me laisse aller pour un petit whisky dans l avion (ca amortit le prix du billet) et mon oreille se bouche et siffle avec la pression, j arrive a moitié sourd a Villahermosa. J entends a moitié ce que les trois filles qui sont venues me chercher me disent, et le chauffeur avec eux c'est pire. Je fais style je dors - vu come je suis crevé cést pas tres dur, mais sur la route de Villahermosa a Emiliano ZApata il roule comme un dingue et y a des trous immenses du coup on fait des bonds hallucinants. Et puis je suis a l hotel, je dors, et le lendemain je decouvre Emiliano Zapata
mais ca c'est pour une prochaine fois