mardi 31 mars 2009

chaud, chaud...


Juste pour dire qu'ici il fait 34 degrés et qu'il commence à peine à faire vraiment chaud.


T'as des perles de sueur quand t'es allongé dans le hamac. T'es en nage quand tu te déplaces d'un endroit à un autre à pied. Si il fait vraiment chaud t'as l'impression d'avoir les jambes lourdes. Tu peux prendre trois douches dans la journée t'as l'impression que c'est pas assez au final. Vivement la semaine sainte que j'aille faire trempette à Oaxaca dans les eaux du Pacifique !

dimanche 29 mars 2009

el hombre et son ombre


Eric CESAREO, artiste. (1984-)
On retrouve sur cette photographie intitulée el hombre et son ombre toute l'ambiguité qui caractérise le génie créateur de son auteur, un être profondément mu par les paradoxes aussi bien quotidiens que picturaux.
Le titre l'évoque déjà, jeu de mots subtile qui manie avec alégresse deux langues voisines et trompeuses, l'homme et son ombre, mais finalement c'est sa propre ombre qu'il devient par le métissage des langues.
La force de cette photo repose sur l'utilisation du flou et le mélange des couleurs, froide (le vert) et chaudes. Le corps, élément mouvant, s'engouffre dans l'obscurité, obscurité de la nuit, obscurité des pensées. Le visage incliné reflette sérieux et abandon. Le bras semble nous inviter, presque nous trans-porter.
La beauté manifeste du sujet et son corps idéalement proportionné, sont des atouts indéniables à la réussite générale de ce cliché.
El hombre et son ombre est une oeuvre capitale du début du XXIème siècle, puisqu'elle nous situe face à l'angoisse postmoderne de l'individu confronté à ses propres choix, portant une croix invisible, celle de sa propre existence.
in art contemporain, hors série numéro 12, "la nouvelle génération"

samedi 28 mars 2009

brokeback plain


I'll remember...

"el hombre moderno", each time I came to your office and you were pretending to be working, the day we sang Sinatra in front of the library, "muss kat muss mister miller" and louis de funes, when we were in the cafeteria trying to find a way to chat the waitress up, the day someone called me and I said "no, no pasa nada, no se preocupe, está bien... my ***'s dead !", Olala and shtrshtr, "la situation est critique", "l'omelette au fromage", b**** what a joke...

I'll remember hot shot, the naked gun, top secret, airplane,

I'll remember the two hours spent talking in the cafeteria, the two hours in your office waiting for your files to be burnt, the two hours on a bench, the hours in the shadow of a tree

I'll remember all the time we've been criticising "quality, values and behaviour" and other mexican bullshits

I'll remember the 8 laps around the cosmo running track

I'll remember you were able to understand my sadness with "the girl" and with "my wife" and how you tried to confort me and give me advices, because you've been passing by the same stories,

I'll remember that sometimes it may turn right.

I'll remember the train and the cliff.

I'll try not to remember the things you said about mislims and black people but I'll try not to forget I've never lived in London.

I'll remember that it was unexpected to meet someone in this little place in Tabasco,who I could share many things with, lonely and fucked up moments that turned funny

I'll remember you would have liked me to stay, but as usual I will answer by some lyrics "life is life", "the best is yet to come" and "don't forget to remember me", and I'd like to finish with musica de banda from bandamax puom puom puom puom puom.

But finally it's better to use tabasqueña philosophy in this case, so I will end up with it :

"¡heeeeee, no pasa nada hombre!"

vendredi 27 mars 2009

rébus




Jeu-concours, trouvez le proverbe français caché derrière le rébus constitué par ces deux photos. Le gagnant remporte un cadeau spéciale Mexique à mon retour en France !

aller, c'est pas dur !

lundi 23 mars 2009

souriez mes dents de scie


Je suis plus sur facebook mais je suis encore sur gmail, je sais pas si c'est mieux au final. Bref.
Juste pour parler de la gamine du banc d'hier, ça fait à peine un jour que c'est passé et j'ai l'impression que le souvenir est déjà en train de perdre du beau.
Depuis que je suis plus prof mais encore assistant, j'ai plus grand chose à faire, en gros donner quelques heures de cours dans la semaine, répondre à des mails, c'est la glande, je vivote. Et vivoter dans une ville qui vivote c'est rude parfois. L'inlassable rencontre avec l'habitant, les ados qui pouffent à ton passage, l'homme qui vient au contact pour te dire... rien au final. Hier avec Slavek on était en train de déguster d'excellents nuggets à la terrasse du supermarché tout en bavardant en anglais de tout et de nous, quand un homme s'approche et me parle dans la langue des signes, j'ai d'abord cru qu'il était muet, j'essayais de déchiffrer en lui parlant en espagnol, finalement il part sans avoir dit un mot, et revient cinq minutes plus tard et me parle dans un espagnol très clair pour me dire "je t'ai vu aujourd`hui, et je suis venu pour te saluer, dans le tabasco on parle beaucoup de langues, au chiapas aussi... et blablabla"
C'etait complètement surréaliste, il devait être bourré mais ca se notait pas dans sa voix, le discours avait aucun sens et j'etais la Pourquoi tu m'a parlé avec des signes la premiere fois ?? et pas moyen de savoir. Bref. C'est un peu ca tous les jours, les regards, les paroles a voix basse (eh l'autre avec la barbe, eh il parle anglais le gringo) bref.
A la fac tu peux bosser 50 heures tout le monde s'en fout, tu peux avoir un rendez-vous avec quelqu'un et ce quelqu'un arrive avec une heure de retard ou n'arrive pas, le plus probable c'est qu'il s'excusera pas. Tu vis en colloc' et t'es le seul trou du cul a sortir les poubelles et t'as beau dire que c'est pas normal, ca change pas grand chose. bref.
Malgré tout ça tu peux etre assis avec ton pote sur un banc de square, et une fille de treize ans (peut etre plus ou moins je sais pas) qui attend le bus à côté de toi, finalement elle ose apres une demi heure, je peux m'asseoir ? c'est dimanche, elle a deja raté son bus une fois, il est 19h30 il fait nuit, tu te dis que t'aimerais pas etre a sa place, elle dit rien mais si tu lui parles elle sourit et repond gentiment avec du vocabulaire et des grands yeux intelligents qui pourraient bien deja avoir lu des romans, ou qui sont habitués a faire des trucs de maman, je sais pas bien, on dirait une grande personne dans un petit corps, et finalement tu lui proposes, tu veux appeler tes parents ? non. Pourquoi tu prends pas un taxi ? j'ai que 5 pesos, et le taxi ca coute 15. Du coup je vais pour lui donner, elle se confond en excuse elle refuse, je lui laisse sur le banc et fais mine de partir, elle veut pas, je lui dis que je lui prete et que des qu'on se revoit elle me les rend. Finalement elle monte dans un taxi et sa main s'agite dans tous les sens pour te dire au revoir avec un grand sourire au milieu du visage.
3 minutes après Rocky passe par là, un chien de la rue qui ressemble a un labrador, une espece de machine a lecher les mains qui te grimpe au torse avec son regard de Julien Clerc, les petites rencontres qui font plaisir a chaque fois, il est super content de te voir mais il se ballade, tu le vois pas avec les autres bandes de chiens, c'est un solitaire avec ses petites habitudes. Marrant.
Et t'as l'envie irresistible de penser qu'il y a une main malicieuse qui te pose des personnages sur ta route, comme un jeu de playmobil, quand t'as envie de dire de la merde sur le monde... et au moment où vont sortir les insultes, y a ton pote qui passe par là, une gamine et un chien, et putain c'est chouette !

jeudi 19 mars 2009

touché/coulé


voilà, selon le test de l'institut cervantes je suis presque parfait en espagnol ahah. Je viens de faire ça en ligne, et selon le cadre européen de référence qui se divise en a1a2 b1b2 c1c2 je suis au c1.3/c1.4 :) Il me manque un peu pour arriver au c2, la masturbation intellectuelle totale.
bon aller je retourne voir mes mioches ils ont commencé à entrer dans le a2, on va bientôt sortir en 3d dans une a4 au g8 entourés de p_ hihi

lundi 16 mars 2009

gastronomie

J'ecris beaucoup ces deux derniers jours, et vous vous direz "il doit se faire chier"... eh bien oui je me fais chier voilà, et je sens que c'est parti pour durer deux bonnes semaines vu que je suis redevenu petit assistant avec presque rien a faire.
bon ca va me permettre de completer le blog sur les trucs vraiment essentiels de la culture : la bouffe et la nourriture.
Par ailleurs j'ai essayé de commencer un roman eh ben pour l'instant j'ai que la première syllabe. J'avais échoué au bout de treize pages de mémoire, je pense qu'écrire un roman c'est un peu prétentieux finalement.

bon aller algo de cocina :

Fruit Guayaba , et non pas pomme de terre en plastique, ca a le goût qu on retrouve dans les yaourts fruits de la passion. Il y a des pépins blancs dedans qui a mon avis ressortent tel quel apres la digestion.


poulet façon relleno negro par Tedy, spécialité de Mérida, comme ça on dirait du poulet dans du nutella mais en fait non ca a un goût épicé un peu curry, je sais pas ce qu'il y a dedans mais c'est très bon. On peut penser aussi à un hommage aux mouettes échouées après le pétrolier sur les côtes bretonnes.

jeûn pas jeune

bon juste une mise à jour parce que mamacita m'a dit que j'vais l'air plus jeune en jésus, j'espère que peigné et en tirant la gueule, j'ai l'air plus vieux :)

Agua Azul




Bienvenus à Agua Azul, tout simplement parce que l'eau y est bleue. Un site très chouette mais bondé de touristes, français, familles mexicaines, américains. une promenade a été construite tout autour du site avec petits magasins de souvenirs des taquerías etc.
Pour la petite histoire on se sent pour le coup vraiment au Chiapas. A l'entrée du site il y a le guichet EZLN (armée zapatiste, mais oui vous savez Marcos) et ensuite le guichet officiel. J'imagine que c'est arrivé a la suite d'accords, si Agua Azul doit faire de l'argent, ca en fera aussi au EZLN. D'ailleurs a l'interieur du site les commercants te parlent en espagnol, mais entre eux ils parlent leur langue. Il y a des gamines qui veulent te vendre des trucs, et si tu leur donnes l'argent mais que tu recuperes pas ilico ta marchandise, elles se barrent tranquilles, d'ailleurs c'est dix pesos les deux beignets mais si finalement tu veux payer plus, libre à toi.
Si tu avances un peu plus en amont, tu rencontres un garde champêtre qui te dit que le site du haut ferme à 16 heures, tu comprends pas bien pourquoi et deux minutes après une famille de locaux qui arrive et qui se pose exactement où tu es sans rien te dire, juste pour te faire comprendre que t'as plus rien à faire là.
J'avais jamais eu cette impression de faire du tourisme casse-couilles, tu sens que t'emmerdes les gens et je peux le comprendre t'es sur leur territoire qui il y a probablement 20 ans n'etait pas innondé de touristes. Ils t'acceptent le temps que tu leur files ton argent, et c'est normal aussi, le tourisme ca a jamais été autre chose. T'as le droit de voir mais pas trop longtemps. C'est comme si le gouvernement avais ouvert un parc d'attraction chez quelqu'un, forcément il y a un moment où ils te font comprendre qu'ils ont envie d'être tranquilles. Et un enfant avec un regard peut te dire "dégage !" c'est énorme. C'est de la politique à l'etat pur. Défense d'un terriroire, accords et cohabitation. J'imagine que tous les jours à 16 heures ils viennent s'assurer que plus personne occupe la zone qui est la leur. Puis t'es renvoyé a ce que t'es dans cet espace, un porte feuille occidentale. Et la question te prend au diaphragme quand t'es dans cette situation. C'est des intégristes, ou c'est la Société qui est prostituée ?
Je laisserai répondre une touriste française, décidément j'adore mes homologues français à l'étranger, je les sens à trois kilomètres, je les entends parce qu'ils râlent tout le temps, parce qu'ils se plaignent, parce qu'ils ont ce truc hautain dans la manière d'aborder les gens, les restos, les magasins, un touriste français qui va passer deux semaines à dire que tout est de la merde et en rentrant en France dira "C'é-tait gé-nial!"... je suis surement pareil, je suis français, mais comme on dit son gros pet qui pue sentira toujours moins mauvais que le petit pet de l'autre...
bref la touriste française à Agua Azul qui dit à sa collègue :
"Décidément on peut plus être tranquille nulle part!"
J'imagine qu'elle avait appris la langue des indigènes du Chiapas et qu'elle se faisait porte-parole de leur cause.


cascade de Misol-ha











Hier on est reparti au Chiapas visiter deux sites la cascade de Misol-ha
à 17 kms de Palenque, et Agua Azul, à 64 kms. Comme d'habitude le chauffeur doublait à l'entrée des virages, bon maintenant on arrive à prendre ça à la rigolade... tout ça à cause de la ponctualité mexicaine, comme toujours... du coup au retour il a conduit plus doucement mais on est arrivé à Palenque à 19h30, il a fallu qu'on prenne un petit bus qui nous a amené à la route principale el "crucero"(le croisement) et de là on a attendu le bus de seconde classe, une petite heure.
Peut etre ne le saviez vous pas mais au Mexique on peut prendre un bus de premiere classe qui s arrête exclusivement dans les stations et les villes principales, ou alors prendre un bus de seconde classe qui s'arrête un peu n'importe où, ca coute vachement moins cher et c'est bien pratique quand t'habites dans des communautés pommées, ou que tu rentres à la bourre de Palenque, c'est un peu comme faire du stop, mais il y a le crédit officiel en plus.

et la lune par terre...


comme une, comme une étoile de mer...

dimanche 15 mars 2009

Jésus et le temple du Soleil

Oui, après Hergé et Tintin qui va dire bonjour aux Incas, les Mormons proposent la visite de Jésus sur le Nouveau Continent, je trouve ça assez sympa comme idée, c'est vrai après tout, il est capable de monter au ciel, il peut bien traverser l'Atlantique, et puis voilà j'ai pensé que Zapata avait le droit d'avoir son Jésus aussi, et comme mon sang c'est un peu du vin, ca pourra faire l'affaire !








samedi 14 mars 2009

perte de mémoire


Boulet... ca fait plusieurs fois que je laisse ma clé USB à l'université, mais là il semble que je l'ai bel et bien perdue. Ni plus ni moins que tout ma musique, les photos, les chronogrammes, et l'examen départemental avec les réponses... c'est à dire l'examen qui sanctionne la fin d'études des étudiants. Il va falloir que je le refasse... Et puis je crois qu'il y a aussi des scans de documents officiels, bon c'est pas les originaux, c'est déjà ça.
Bon tout espoir n'est pas perdu je suis pas allé à un cyber par lequel je suis passé l'autre jour. Mais je le sens mal quand même.
Ca y est j'ai un pied dans l'avion. Hier c'était le dernier jour que je voyais mes étudiants de tourisme qui partent en stage ce week-end et qui rentrent le 3 avril la veille des vacances de semana santa qui durent jusqu'au 17 avril. En gros il me restera plus que deux semaines avec eux. Du coup jeudi soir j'en avais invité quatre à la maison, petite murge sympa, et hier c'était un cours sans être un cours, ils se disaient tous au revoir, il y avait des larmes qui coulaient, et deux filles qui après le cours sont venues me voir, c'était touchant. C'est ça qui me manquera le plus au final, cette proximité entre les gens, les embrassades et les petites caresses dans le dos qui sont pas des atteintes à l'intimité, juste une manière de se dire qu'on s'aime bien.
Bon là, à moins qu'il y ait un tremblement de terre ou quelque chose d'incroyable qui se passe dans ma vie d'ici mai, j'ai décidé de commencer à être prof en France en septembre, de mai à août voyages en Europe, et puis je reste en contact avec l'université et si je sens que ça passe pas le métier de prof en France, je fais mon come back au Mexique, il y aura toujours de la place au centre de langues ou pour donner des cours particuliers, ou même dans l'académie, vu le niveau je peux même être prof d'anglais ici...
bon je vais voir si je retrouve ma clé...
merci pour vos mails en tout cas !

jeudi 12 mars 2009

ministère amère


J'ai appelé le ministère ce matin, réponse : impossible de rester plus longtemps, si j'occupe pas mes fonctions en septembre, plus de CAPES.
J'ai le cul entre deux chaises, je suis face à deux chemins. Je sais pas quoi faire.
Je donne des cours à quatre étudiants qui commencent à avoir un bon niveau, quand je partirai ils vont se retrouver sans prof. J'ai l'impression de les abandonner. Il n'y a pas mort d'homme mais ca me fend le coeur, c'est mon travail je veux dire, c'est mon objectif de la journée. J'ai la possibilité de booster le centre de langues, on m'offre l'internationalisation... et non je pars...
Parce que j'ai la sécurité de l'emploi en France, parce que j'ai ma vie bien réglée qui m'attend, les milliers d'élèves aussi qui ont peut-être envie de découvrir l'espagnol comme moi je l'ai découvert et qui m'a permis de faire ce que je fais maintenant.
comme me disait l'assistant d'anglais, prend tes décisions a partir de choses concrètes, pas à partir d'hypothèses.
concrètement j'ai une maison, un travail qui me plaît, mais je suis concrètement au Mexique, un pays où la situation est toujours en dent de scie ou les gens perdent leur emploi du jour au lendemain sans grands motifs, parce qu'ils sont pas institutionnels...
concrètement j'ai mon CAPES et les places sont cheres pour enseigner en France et mes derniers souvenirs de la France, c'etait quand j'etais encore etudiant, je sais pas ce que c'est d'enseigner dans un lycée ou un collège, de vivre comme un prof.
Putain c'est la première fois que je suis dans une situation comme celle-ci. Je fais quoi??

vendredi 6 mars 2009

un mars et ça repart !


Bon, voilà le 6eme et avant-dernier mois... ca passe si vite ! ( trop vite j'ai envie de dire).
J'ai donné un mini-concert improvisé à la fin du cours aujourd'hui, une autre heure de gloire, une de plus :)
Hier c'etait la remise des diplomes du centre de langues, le recteur etait là, on a chanté l hymne du Tabasco et celui de l'université mouarf. Ensuite il a fait un discours sur le fait que les langues c'etait fait pour communiquer, et il nous a invité avec l'assistant d'anglais à faire un petit discours. Alors j'ai dit que c'etait le bonheur, que j'etais fier de mes élèves, ce qui est vrai, que le francais c'etait une belle langue qui vehiculait une belle culture, et c'est vrai aussi, et que ca servait pour travailler (et c'est pas toujours faux), et que j'enseignais mais que j'apprenais beaucoup aussi. Larry l'assistant de langue m a pris en photo et m'a dit qu'il aurait un souvenir du discours du fils de Fidel Castro au Mexique. C'est vrai que je suis bien barbudo là.

Ca y est je suis un prof como dios manda, (un vrai, un dur), j'interroge les eleves qui foutent le bordel, je mets des exams pour qu'ils travaillent, je les engueule, je les sermonne, je les félicite, je sens qu'il y en a qui soupirent quand j'entre dans la classe et d'un autre côté des élèves qui me remercient de les faire bosser. Et des Eric il faut que tu restes au Mexique, aller reste, et moi, ben oui mais je sais pas. Le rectorat n'a pas encore répondu. La question est : répondra-t-il ?

Contre toute attente, j'ai un peu perdu de poids (et là je vois ma mère qui a déjà fait ses valises pour m'apporter mes tupperwares), je fais des longues journées et je me sens bien crevé, mais bon je suis tellement content de ce que je fais que je m'en fous un peu.

Et merde, Slawek s'est fait viré la semaine dernière, parce qu'il arrivait trop souvent en retard au taf', du coup c'est un peu triste des fois, on se marrait bien à la cafét' ou a parler dans la cour, maintenant il faut que j'aille chez lui apres les cours si je veux bavarder.

Et il y a un nouveau colocataire à la maison, Toño, deja apparu sur ce blog. L'installation est un peu mouvementée et on sait pas très bien jusqu'à quand il reste, mais bon ca fait partie des experiences que je pourrai raconter a mes petits enfants. Ou à vous dans deux mois ahah.

Fevrier etait le mois du changement et j'ai l impression d'avoir grandi ou d'être plus sur de moi, meme si j'ai toujours un diaphragme d'adolescent, et je l'aurai toujours a mon avis.

Mars va probablement être le mois du recueillement ou de la retrospective, avant avril où je vais courir partout, calme comme une bombe. Peut etre l'occasion de commencer un roman ahah

ca y est je suis en retard, j y vais !!!