jeudi 7 mai 2009
en casa.... con varicela !
I already felt a bit sick in Zapata, but in Villahermosa, before I took the plane, I had no temperature. Then in the D.F I was at 38. but they let me take the plane to Germany, I felt quite tired, I finally arrived to Paris, took the train to Beaune... everything ok. But yesterday night I checked my temperature 38.8, so I called the SAMU kind of "mobile accident unit"... telling them I had temperature, and I was in Mexico before... the doctor did'nt know how to react and what to say, he called me back one hour later, but given I didn't cough and had no cold, they told me it could'nt be the swine flu... and this morning I awoke with spots all over my skin, we called a doctor, he came home and said "c'est la varicelle!" varicela, chickenpox... I didn't get it when I was a kid and the spots may only appear one or two weeks after you catch the virus, so I don't know if it was during the vacations in Oaxaca or in the university. It's shitty but it seems I'm pretty lucky because the older you are the more you may get a high temperature with complications. Nevertheless I'm just feeling tired. algo es algo.
About these first days in France, apart from the chickenpox, I must confess it's quite strange to be here again. Hot water, a bed, shutters, no noise in the street in the morning, just some cars, you can sleep as long as you want. it's a bit cold outside, 12-14 degrees, the sky was grey when I arrived to Paris, faces looked sad. From times to times I want to say something and the spanish word comes first. I don't need to go to the Superche, everything is in the fridge. I don't have any patio to chill out. No hamaca. People are not surprised to see my white beardy face. They don't ask me where I'm from. Houses look empty because there are no kids playing in front of, nor women on their chairs chatting all day long. I have to get used of this new old life again. I know it perfectly, I even start to doubt I was out of France for more than one week.... but Mexico, is it close to Norway ? :)
dimanche 3 mai 2009
the last one !
Voici venu le moment tant attendu de dire au revoir à ce blog, une partie de cette expérience zapatense qui ne pourrait se résumer à ces quelques messages et photos qui auront permis tout au moins de vous faire partager un peu de ce Mexique que j'ai vécu et que j'ai recréé pour vous et pour moi.
L'expérience est bien plus riche en soi parce qu'elle est faite de la longue monotonie des jours, la familiarisation à un lieu et à des attitudes, et aussi parce que ça va de soi, on ne peut pas tout raconter. Il faut asceptiser l'expérience pour qu'elle soit accessible à tous, c'est ce que j'ai ressenti parfois en vue des commentaires qui m'on été faits. Dès qu'il y a des mots, il y a de la littérature, et les plus mauvais critiques sont ceux qui te connaissent le mieux. L'expérience du blog a été intéressante parce qu'elle constitue un prisme du Mexique que j'ai connu. Et quand je relis certains messages, je sens que je dois faire un effort pour recadrer les émotions et les expériences dans un cadre plus large. Sensation étonnante. Vivre c'est comme attraper un poisson. Tant qu'il bouge au bout de la ligne on sent qu'on existe, et que quelque chose de singulier se passe, parce que ca ne se répètera jamais exactement de la même façon. Mais il faut attendre qu'il sèche, qu'il soit mort et encadré pour pouvoir commencer à en donner la portée symbolique et le rôle que ça a pu jouer dans un environnement plus large. C'est une portée mensongère qui ne justifie que ce que l'on est au moment où l'on parle, comme si chaque action passée était une préméditation qui tendait à vouloir notre "perfection" actuelle. Complètement erronné ou égotique. L'expérience est belle parce qu'elle est une surprise, parce qu'on est au coeur d'elle sans en être complètement le maître, et les mots pour en parler ne sont que lettres mortes. Mais comme on a peur d'être complètement vain, alors que c'est probablement la meilleure chose qui puisse nous arriver, on essaie de laisser une trace. Comme un escargot laisse traîner sa bave. Et plus il y a de bave, plus on se sent important. La bave, ça impressionne les gens. Regardez il bave, incroyable. Mais la bave ça sèche et ça cesse d'impressionner un jour. Les gens te regardent et t'appellent baveux et te mettent une bavette. Tu cesses d'être brillant, tu deviens pathétique. Mieux vaut marcher tout le temps sans se retourner, parce qu'à force de regarder ton caca, c'est ton caca qui finit par te regarder.
Voilà une manière un peu informelle de cloturer ce blog, de laisser sécher cette bave qui a été la mienne, je m'en vais de ce pas baver ailleurs, ou plutôt ici, par là, dans le coin.
bisous, merci à tous pour votre attention.
samedi 2 mai 2009
a la verga...
a la verga la lluvia, la UT y la piel
morenita de todas aquellas que quise
abrazar y besar por no irme.
A la verga los espacios silvestres
a la verga las playas y las nubes
que corrían por las curvas de los montes
a la verga los viajes.
A la verga las hormigas amigas
que pasaron por mi patio
a la verga el cielo estrellado
encaramado en un naranjo.
A la verga la hamaca flotante
que titubeó tras una muralla verde
que se volcó en un vaso negro
y que nunca desapareció.
A la verga señores amigos
a la verga señoras esposas
a la verga niños traviesos
a la verga niñas queridas.
A la verga el gringo con barbas
que paseaba por la Corregidora
jugando al ajedrez con las cuadras
monótonas y cálidas de Emiliano Zapata.
A la verga siete meses de mi vida
que llevo en la piel como una fotografía
que se amplia en cada nueva estancia
a la verga este poema.
vendredi 1 mai 2009
théorie de la conspiration.
Bon, je pense que c'est exagéré mais ce qui est sur c'est que c'est bien tombé, c'est comme en France attendre les grandes vacances pour faire passer des lois sur l'Education.
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Lufthansa continue d'assurer ses vols et rien de bien inquiétant sur le site de l'ambassade.
Le week-end approche, je vais commencer aujourd'hui à "faire mes cartons", en gros jeter tous les papiers accumulés pendant l'année qui servent à rien. Je pense aller à Palenque demain aussi pour acheter quelques souvenirs.
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Hier il y a un truc qui s'était niché dans mon oeil, j'ai cru que j'allais crever de douleur, je suis allé à la pharmacie pour acheter des gouttes, et en ouvrant la boîte c'était écrit hautement dangereux, ne peut se vendre sans ordonnance. J'ai flipé de me mettre ça, heureusement le beau père de Slawek était docteur autrefois, et il m'a dit que c'était bon. Finalement c'est passé au bout de quelques heures, je pense que c'était un cil.
Aujourd'hui je me suis levé avec le bide un peu en vrac et un début de coulante, je me suis dit que c'était une bonne dernière semaine.
J'aimerais bien pas tomber malade d'ici lundi, parce que si par quelque malheur j'avais de la fièvre adieu l'avion. Je peux faire de l'auto-persuasion, je sais pas si ca va marcher, et c'est pas la peine de psychoter non plus.
bon aller on va profiter du week-end, c'est le dernier après tout. snif.
Au final, la dernière semaine est pas top au Mexique, mais je commence à redouter les 40 années à suivre en France, le pays de la Criiiiise. Et puis de revoir tous mes compatriotes... ca me fait penser au film que j'ai vu hier dans le bus, un mec, en parlant d'une fille, " elle est franco-canadienne, quand c'est son côté canadien qui ressort ca va elle est sympa, le problème c'est quand c'est le côté francais qui prend le dessus !"
bon aller faut pas etre mauvaise langue, vous êtes français aussi et je vous aime bien ;)
jeudi 30 avril 2009
niveau 5 !
Mexico, le 29 avril à 20h00 L’OMS est passée au niveau 5 d’alerte internationale. C’est un constat sur la diffusion du virus au niveau international. Le système d’alerte de l’organisation comprend six échelons et le cinquième correspond à des cas groupés de transmission interhumaine dans au moins deux pays. Cela ne change pas le niveau d’alerte au Mexique.
Il n’y a pas de suspension des vols de la France vers le Mexique, qui se poursuivent au rythme de trois par jour.
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voilà pour les nouvelles. Ce matin je suis allé à Villahermosa pour finir les démarches pour sortir du pays, maintenant j'ai un papier qui me laisse dix jours pour sortir. Les rumeurs disent qu'il y aurait des cas à Villahermosa aussi, une trentaine, sur une ville d un million c'est pas beaucoup, mais c'est déjà trente ahah. Bon on y pense plus jusqu'à lundi...
mardi 28 avril 2009
dernières nouvelles
-mais on est passé de l'échelon 3 à l'échelon 4... à l'échelon 5, c'est cuit...
ca me fout le moral à zéro cette merde, il n'y a pas de cas encore dans le Tabasco et en toute logique si tu fais gaffe il peut rien t'arriver, mais bon les élèves sont rentrés chez eux, j'ai pas pu dire au revoir à tout le monde, ca me soule, zut et zut.
lundi 27 avril 2009
suspension des cours
Bon pas d'affollement outre atlantique c'est qu'une mesure preventive, il y a pas a dire ca met un peu de piquant dans cette derniere semaine !
je vous tiens au courant de toutes façons sur l evolution du probleme.
biz
Un peu de jambon dans votre sandwich ?
J'entame ma dernière semaine avec un brin de nostalgie, et je sens déjà que vous vous dites, pense bien ce que tu veux, mais grouille-toi de rentrer avant de choper cette saloperie de fièvre porcine.
En même temps plus je suis loin du D.F, mieux c'est. Je lisais dans Le Monde ce matin qu'un Espagnol est revenu chez lui avec la chose dans ses valises. Et si moi aussi je devenais célèbre, celui qui a contaminé la France !
Non mais dans le Tabasco pour l'instant il y a rien, c'est un peu comme le nuage de Tchernobyl qui s'arrête à la frontière.
Et de toutes façons, pourquoi s'inquiéter ? C'est comme le jour où je revenais de Palenque avec Teddy en début d'année, j'avais peur à cause de la conduite du chauffeur, et il me disait que de m'inquiéter ca allait rien changer à sa conduite. Et c'est vrai.
Si tu t'inquiètes tu mets jamais les pieds hors de chez toi. Tu vas jamais au Mexique où il y a des gens qui se font décapiter, où des civils se font buter pour 300 pesos, ou les chauffeurs de bus de seconde classe te mettent en danger à chaque tournant.
Mieux vaut vivre sans et si un jour ca te tombe sur la gueule, dommage. Il y a un mal bien plus grand qui ravage le Mexique : l'inégalité. Des alcooliques sans perspective qui dépensent leur salaire dans les bars et qui s'écroulent à 4 heures de l'après-midi. Les mêmes familles qui dirigent une même ville, les mêmes petits boulots incertains, les mêmes pick-up qui narguent les vieilles 2cv, une rue refaite récemment et trois autour qui ressemblent à du gruyère.
Et malgré ça, l'hygiène impeccable des gens, le soucis d'être bien habillé, la courtoisie voire la gentillesse, les sourires, l'importance de manger à sa faim, le respect et l'amour à la famille et à Dieu, l'importance des bons sentiments. de prendre le temps de vivre.
Parce qu'il y a la fièvre, l'insécurité, la violence et le reste. Toute une population qui subit mais qui préfère vivre sans y penser, et si un jour ça te tombe sur la gueule, dommage. Il y aura eu la courtoisie, la gentillesse, les sourires, on aura manger à notre faim, avec nos bons sentiments. Chouette.
dimanche 26 avril 2009
retour au porc
en même temps si le cas s'aggrave ca me donnera une bonne excuse pour rester un peu plus dans le coin :)
EPIDEMIE DE GRIPPE - ACTUALISATION LE 25 AVRIL A 15H00
Mexico, le 25 avril 2009 Le Président Felipe Calderón a signé ce jour un décret pour la lutte contre le virus de la grippe qui comprend 13 mesures, dont l’isolement des personnes susceptibles d’être porteuses du virus, des mesures de prévention et de traitement, le contrôle des voyageurs et la mobilisation de toutes les ressources médicales. Les établissements scolaires et universitaires publics et privés restent fermés et les activités culturelles et des spectacles publics de caractère massif suspendus. La mairie de Mexico a pris diverses mesures préventives dont la distribution gratuite de masques. L’OMS n’a pas déclaré d’état de pandémie et n’a recommandé aucune restriction en matière de voyages.
jeudi 23 avril 2009
et une de moins
- je suis le prochain sur la liste
- ce soir je vais boire un coup avec une partie des chefs de l'université, ils veulent qu'on parle de mon expérience (oulala)
- période de soirées assez intenses.
- c'est bientôt la fin de ce blog aussi ahah ! va falloir fêter ça.
dimanche 19 avril 2009
2 semaines !

Au final j'aurai passé les deux premiers jours à Oaxaca, le premier avec l'américain à visiter les marchés, à gôuter le mezcal, à jouer avec Tajin le gamin de trois ans... le deuxième avec un couple Hugo et sa copine, le couvent de Santo Domingo, d'autres parties de la ville, des photos. Une autrichienne... Le soir café et concert reggae et le "clon" qui me donne l'adresse d'une palapa à Chacahua.
Le troisième jour départ pour Chacahua, trajet en bus dans la montagne, 6 heures de lacets, les montagnes grandioses, mon esprit qui se perd dans ses pensées. Finalement je passe mes premiers jours de ma 25ème année dans ce qui est vraiment mon premier voyage "en solitaire", dans le sens où personne ne m'accompagne et il n'y aura pas d'institution pour m'accueillir. Un brin d'angoisse se mêle à la joie d'être avec moi-même, c'est un peu comme une entrée au collège, on sent qu'on rentre dans le monde des grands, on laisse les jouets dans le placard, il faut trouver les salles de classe et se sociabiliser.
J'arrive à Puerto Escondido et comme il est déjà tard, je décide d'y passer la nuit. Je vais à l'hostel conseillé par le guide du routard. L'endroit est pas mal, mais c'est la semaine sainte et Puerto Escondido est la ville où tous les jeunes étudiants se retrouvent pour faire la chouille, j'ai le droit aux ados bourrés qui veulent me parler, alors on parle mais inutile de chercher à avoir une conversation. Impossible de dormir dans le dortoir, entre le concert qui se donne dehors et l'autre qui ronfle à côté de moi. Je passe la nuit sur un sofa dehors.
Le lendemain je passe une bonne heure à trouver d'oú part le bus pour Rio Grande. Arrivé à Rio Grande, je prends un taxi pour... Zapotle ou un truc dans le genre, on tient à 8 dedans... Puis à Zapotle je prends une "lancha"(canoé à moteur) pour traverser la lagune. Là nous attend une camionnette "colectivo", et c'est reparti pour ue heure de chemin en terre au milieu des cactus et des ânes, et on arrive finalement à Chacahua, que des palapas (structures en bois avec toit de palmes), des cabanes et des tentes, une épicerie et c'est à peu près tout. Je vais à l'adresse que l'on m'a donnée, je loue une cabane, je vais me baigner, puis après c'est la glande jusqu'au lendemain. Manger boire, dormir. Rencontre avec un couple d'allemands Jenny et Philip.
Puis on refait tout le trajet en sens inverse, mais cette fois-ci de Puero Escondido je vais à Zipolite, je pense y trouver Barbara et les autres, mais finalement on se rate. Il faut encore trouver une palapa pour la nuit. Un truc pas trop crasseux, pas trop reggae, j'en trouve une pas trop grande, je m'y risque. Elle est tenue par deux italiens Marcos et Nico et sa copine Tara une américaine. Ambiance relax, bières reggae et pétards. Je pense y rester d'abord qu'une nuit, puis finalement le lendemain j'y suis encore, guitare avec Sebastian et Eva, encore des allemands, poisson sur la plage, jonglage, glande totale. Aussi Christophe un français, parties d'échecs. Je manque de me noyer dans les eaux du Pacifique à cause du courant qui t'empêche de revenir près du bord`et les vagues qui te fond boire la tasse.
Après la deuxième nuit, les embrassades et le sentiment d'avoir vraiment passé un bon moment, retour à Oaxaca, au même hostel. Tajin est toujours là, dès qu'il me voit il vient avec ses crayons et ses voitures. Je suis trop crevé. Je rencontre Will un jeune néo Zélandais de 19 ans à qui je fais visiter le centre ville, j'ai l'impression d'être guide touristique, le soir je reste à discuter sur la terrasse avec le proprio et un suisse allemand.
Jour d'après, on prend un tour pour aller voir Mitla, un site archéologique un peu décevant et Hierve el Agua des cascades pétrifiées qui domine la montagne, avec une piscine naturelle qui domine la falaise. Frisqué. Rencontre avec Sabina une tchèque qui vit à Londres depuis 9 ans. Dégustation de Mezcal, on assiste à la fabrication de tapis, c'est touristique mais ça passe. Rencontre avec un argentin (putain les noms... sacrée mémoire) avec qui je vais boire un verre le soir, pus on retourne au café qui donne des concerts reggae funk. On y rencontre Judith une allemande Lorena une espagnole et un autre espagnol dont j'ai oublié le nom (j'oublie plus les noms de garçons en fait ahah), ils sont au même hostel que moi, le courant passe bien, puis ca me fait rire d'entendre l'espagnol d'Espagne, c'est comme le vélo ça s'oublie pas.
Encore des embrassades, du blabla, mine de rien c'est déjà vendredi, le moment de rentrer. 14 heures de bus pour rentrer à Zapata.
Mais, ouais, je suis définitivement européen, un peu solitaire, mais j'arrive à créer des relations fortes avec quelques bonshommes et bonnesfemmes comme moi, le Mexique est bluffant pour ses paysages, sa bouffe et la gentillesse des gens. Le voyage se finit, je sens que j'ai eu ma dose de Tabasco et d'expériences éphémères, j'ai envie de construire maintenant.
J'ai le titre d'un bouquin en tête "l'ivresse des heures profondes", j'ai des couleurs, le rouge, le jaune, le vert et le bleu, ce sera mon "fil" à moi, un long poème initiatique pour arriver à l'âge adulte.
jeudi 16 avril 2009
come back
lundi 13 avril 2009
Chacahua
samedi 11 avril 2009
puerto escondido
Je vais a Puerto Escondido aujourd'hui, c'est clair non? :)
vendredi 10 avril 2009
oaxaca 2
Hier journée relax, on a visité les marchés de la ville, c'était impressionnant, les couleurs, les dégustations (j'ai goûté les bébés criquets miam miam) on a fait une dégustation de mezcal aussi (glouglou). Sergio l'américain est parti à l'aube, mais je suis à l'hostel avec un couple franco mexicain, ils sont sympas aussi. J'ai gouté le poisson -robalo- a la vapeur, la ville est vraiment jolie, un peu froid pendant la nuit, ca m'a pas empêché de dormir sur la terrasse avec une couverture (j'ai du dormir presque douze heures d'affilée, vive les vacances). Je me suis fait un nouveau pote a l'hostel aussi, Tajin trois ans, on a joué aux voitures, et avec des balles de jonglage, c'est mon côté pater' qui ressort, et maintenant je maitrise l'espagnol pas articulé.
biz
jeudi 9 avril 2009
Oaxaca
video de Sergio et Tajin
ca y est je viens d'arriver a Oaxaca, je suis dans un hostel pour deux jours, la ville a l'air jolie, entourée de montagnes un peu comme San Cristobal, j'ai fait le trajet avec un américain, je pense qu'on va faire un bout de chemin ensemble.
a+
mercredi 8 avril 2009
y uno más
25aclp : Bonjour, alors première question, comment tu te sens ?
EC : Bonjour, et merci de m'avoir invité ! A vrai dire je me sens un peu plus vieux. C'est fou comme le temps passe ! (rires).
25aclp : Est-ce que tu sens que quelque chose change en ayant 25 ans ?
EC : Bien entendu. 25 ans c'est l'âge de la maturité. Tous les doutes s'envolent. Quoiqu'on dise, quoiqu'on fasse, à 25 ans on est sûr d'avoir raison. On peut être un parfait enculé, on a la certitude et la satisfaction de savoir qu'on a les armes pour le justifier.
25aclp :(rires). C'est vrai que c'est agréable. Des exemples peut-être ?
EC : Bien sûr ! Par exemple, tu es prof' et tu prépares pas ton cours, ca craint, faute de professionnalisme. Eh bien face à un ado', tu peux dire : "aujourd'hui j'ai décidé qu'on va axer la lecon sur la communication interpersonnelle et l'autodiscipline. Vous allez faire le cours en vous posant des questions, et je serai l'arbitre. Et a la fin je mets une note." Ou alors avec tes collègues : "Ton attitude est impardonnable Robert. Mais je serai toujours là pour t'appuyer. Par contre pour le bon fonctionnement de l'entreprise je pense que tu serais mieux au service courrier, d'autant plus que tu adores la lecture, pas vrai ? Je me chargerai du service clientèle, c'est fatigant pour toi, regarde-toi ! ca craint pour ta famille. Ne me remercies pas on est amis après tout!"
25aclp : Et la famille... le confort ?
EC : Ah oui, à 25 ans, il faut penser à construire une maison. Vivre en appartement, c'est sympa quand t'es jeune, mais les voisins ne te voient pas faire le barbecue. Quand tu as 25 ans, il faut montrer que tu as réussi dans la vie, que tu es implanté dans la société. Le mieux c'est d'avoir une voiture que tu peux garer devant le garage pour qu'ils la voient, et puis ca fait toujours un sujet de conversation avec le mâle dominant d'à côté.
25aclp : En ville ou à la campagne ?
EC : la question se pose pas ! En ville c'est l'horreur ! le bruit, le manque de civisme, la pollution...
25anclp : tout seul à la campagne ?
EC : Non, on est pas des sauvages non plus ! (rires) Il faut quand même des voisins pour que quelqu'un voit qu'on a une belle maison. Et puis pour se prêter des outils le dimanche, et s'inviter à manger. Un bon voisin c'est quelqu'un que tu invites, tu pestes avec lui sur la ville, tu partages ton bonheur avec lui, et quand il part après le café, tu peux dire à ta femme "il est gentil mais il est sacrément con, et puis il mange son melon avec du sel, n'importe quoi!"
25aclp : En parlant de femme...
EC : Ah oui à 25 ans c'est important d'être avec quelqu'un. Pas un super canon, mais une bonne cuisinière. Une femme indépendante avec son boulot de secrétaire, un boulot qu'elle peut quitter le jour où les gosses arrivent. Tu te maries à la mairie et tu laisses pendre les décos du mariage quelques jours aux rétros, comme ca, les voisins savent que t'es enfin un adulte marié. Quand t'es pas marié c'est l'horreur. Les gens croient que tu fais dans le transitoire, et personne te prête un barbecue dans ce cas-là, t'es pas une valeur sûre.
25aclp : Des enfants...
EC : Evidemment. il faut assurer la descendance ! Et puis t'as l'air con dans une maison avec une femme sans enfants. A tous les coups les voisins pensent que t'es impuissant. Et puis les enfants c'est merveilleux. Tu les vois grandir, marcher, parler. Le must c'est d'avoir une servante... pardon une femme de ménage (rires) qui peut les garder, comme ca tu pars en week-end tranquille avec ta femme. Après tu les dresses comme il faut, pour qu'ils soient libres dans cette société de merde, qu'ils sachent se débrouiller seul et profiter des autres, parce que entre nous des enculés il y en a partout. Et puis la société elle va mal. Et franchement vivre là dedans c'est pas un cadeau.
25aclp : Et tu penses être toi-même un enculé ?
EC : Ben non, mais il faut utiliser les armes que les autres utilisent, pas vrai ? comme on dit, écrase ou tu te feras écraser !
25aclp : En gros avoir 25 ans c'est quoi ?
EC : une bonne part de cynisme. Les ados vivent avec des idéaux, ils ont pas les pieds sur terre. Ils voudraient changer le monde ces cons ! (rires), non, quand t'as 25 ans tu sais que c'est le monde qui te change, alors tu fais tout ce que tu peux pour en tirer profit.
25aclp : et 26 ans ?
EC : ah ne m'en parles pas ! 25 ans c'est bien, tu la joues cynique et tu profites. A 26 ans t'es obligé d'être de mauvaise foi. Ta femme te fait chier, tu t'emmerdes dans ta maison, ton gosse est pas aussi doué que tu pensais et malgré ca t'es obligé de dire à tes voisins que t'es heureux et que tout va bien. Pour qu'ils continuent de te prêter le barbecue. S'ils se rendent compte que ca va pas fort, c'est eux qui viennent te l'offrir. La honte suprême... et ils attendent que ca !
25aclp : Merci de nous avoir éclairé sur tes 25 ans, profite bien de ton année !
EC : merci à vous, y a pas à dire, 25 ans c'est le pied ! (rires!)
lundi 6 avril 2009
Reforma
Dimanche on est allé avec Teddy et ses parents à Reforma, un site où les familles se retrouvent et s'agglutinent autour de jolies petites cascades. On a posé le hamac et on a cuit au soleil en sirotant des bières. L'eau était à 28 degrés à peu près. Petit week-end avant les grandes vacances qui m'attendent à explorer la côte Pacifique sud.
Petit week-end qui ouvre le mois d'avril. Dans le bus de seconde classe qui nous amenait à Mactún, j'ai senti un truc bizarre. Je regardais les gens et j'ai eu l'impression que pour la première fois j'arrivais à les regarder sans les juger. Comment est-ce que je pouvais juger des gens qui sortent du travail qui rentrent chez eux pour retrouver leur famille. Des gens qui vivent leur vie, et moi je foutais quoi au milieu d'eux ? J'allais dans la même direction mais j'avais pas ma vie là-bas. Et c'était drole apres tout d etre dans la campagne pommée du Tabasco loin d'acapulco et de Cancun, etre touriste de l'ordinaire.
C etait drole à Reforma, Teddy en train de se baigner, des familles en train de jouer, et moi posé au milieu a regarder les uns et les autres. Un jeune s'approche de moi, Pourquoi tu te baignes pas ? et moi, ben parce que je me suis déjà baigné et j'aime bien regarder les gens et écouter ce qui se passe. - Et c'est comme ça que tu t'amuses? - ... ! oui, non, pas seulement, j'aime bien la musique aussi hmm...
Pas si conne cette question. C'est pas comme si je me la posais régulièrement. Connais-toi toi même n'est-ce pas ! Je verrai bien si ca m'amuse... je suis parti pour deux semaines de baroudage, plein de nouveaux souvenirs en perspective.
samedi 4 avril 2009
groupe débutants ICI
tamal d'anniversaire
Comme c'est chou, mes étudiants du centre de langue m'ont souhaité un joyeux anniversaire hier dernier jour de classe avant les vacances : gateau, tamales, une serviette de bain en cadeau, dommage Alejandra (une des élèves) était pas là.
je suis un peu tristounet du coup snif, mes élèeeeeeeeeves...
Bon sur la vidéo j'ai demandé à Myriam, la madame, d'expliquer la recette des tamales, c'est en espagnol et sans sous-titres, alors ceux qui ne comprennent pas, il est temps de prendre des cours de castillan hihi :)
mercredi 1 avril 2009
poisson d'avril
Mais bon, c'est MON expérience comme disait Taja, j'ai la chance de vivre quelque chose que peu de personnes font, et comme disait Daniel tout AILLEURS devient un jour ou l'autre un ICI, et comme disait Edouige on a un mariage à fêter, et comme disait Pierre je vais aller le faire chier avant son mémoire, et comme disait Ajda, 34 degrés : quelle chaleur de chien, et comme disait Caro, il y a quand meme beaucoup de monde au Louvre, et comme disait Flo, "pierre qui roule n'amasse pas mousse", tu as trouvé le proverbe des photos, félicitations...
Bon tout le monde a dit quelque chose et je l'ai lu, ca fait paraitre le temps moins long des fois.
Et moi j'ai quand même un truc à dire, parce que physiquement ici on est encore le 1 er avril, mais là bas chez vous c'est déjà demain, alors
Joyeux anniversaire Thierry !
Sur ce je me prepare a mes deux semaines de pelerinage a travers le Mexique du 5 au 18 a peu pres... Oaxaca, Guerrero, Puebla, Veracruz, je sais pas tres bien, mais je vais faire ca en vrai feu d'artifice !
mardi 31 mars 2009
chaud, chaud...

dimanche 29 mars 2009
el hombre et son ombre
Eric CESAREO, artiste. (1984-)
On retrouve sur cette photographie intitulée el hombre et son ombre toute l'ambiguité qui caractérise le génie créateur de son auteur, un être profondément mu par les paradoxes aussi bien quotidiens que picturaux.
Le titre l'évoque déjà, jeu de mots subtile qui manie avec alégresse deux langues voisines et trompeuses, l'homme et son ombre, mais finalement c'est sa propre ombre qu'il devient par le métissage des langues.
La force de cette photo repose sur l'utilisation du flou et le mélange des couleurs, froide (le vert) et chaudes. Le corps, élément mouvant, s'engouffre dans l'obscurité, obscurité de la nuit, obscurité des pensées. Le visage incliné reflette sérieux et abandon. Le bras semble nous inviter, presque nous trans-porter.
La beauté manifeste du sujet et son corps idéalement proportionné, sont des atouts indéniables à la réussite générale de ce cliché.
El hombre et son ombre est une oeuvre capitale du début du XXIème siècle, puisqu'elle nous situe face à l'angoisse postmoderne de l'individu confronté à ses propres choix, portant une croix invisible, celle de sa propre existence.
samedi 28 mars 2009
brokeback plain

vendredi 27 mars 2009
rébus
lundi 23 mars 2009
souriez mes dents de scie

Juste pour parler de la gamine du banc d'hier, ça fait à peine un jour que c'est passé et j'ai l'impression que le souvenir est déjà en train de perdre du beau.
Depuis que je suis plus prof mais encore assistant, j'ai plus grand chose à faire, en gros donner quelques heures de cours dans la semaine, répondre à des mails, c'est la glande, je vivote. Et vivoter dans une ville qui vivote c'est rude parfois. L'inlassable rencontre avec l'habitant, les ados qui pouffent à ton passage, l'homme qui vient au contact pour te dire... rien au final. Hier avec Slavek on était en train de déguster d'excellents nuggets à la terrasse du supermarché tout en bavardant en anglais de tout et de nous, quand un homme s'approche et me parle dans la langue des signes, j'ai d'abord cru qu'il était muet, j'essayais de déchiffrer en lui parlant en espagnol, finalement il part sans avoir dit un mot, et revient cinq minutes plus tard et me parle dans un espagnol très clair pour me dire "je t'ai vu aujourd`hui, et je suis venu pour te saluer, dans le tabasco on parle beaucoup de langues, au chiapas aussi... et blablabla"
C'etait complètement surréaliste, il devait être bourré mais ca se notait pas dans sa voix, le discours avait aucun sens et j'etais la Pourquoi tu m'a parlé avec des signes la premiere fois ?? et pas moyen de savoir. Bref. C'est un peu ca tous les jours, les regards, les paroles a voix basse (eh l'autre avec la barbe, eh il parle anglais le gringo) bref.
A la fac tu peux bosser 50 heures tout le monde s'en fout, tu peux avoir un rendez-vous avec quelqu'un et ce quelqu'un arrive avec une heure de retard ou n'arrive pas, le plus probable c'est qu'il s'excusera pas. Tu vis en colloc' et t'es le seul trou du cul a sortir les poubelles et t'as beau dire que c'est pas normal, ca change pas grand chose. bref.
Malgré tout ça tu peux etre assis avec ton pote sur un banc de square, et une fille de treize ans (peut etre plus ou moins je sais pas) qui attend le bus à côté de toi, finalement elle ose apres une demi heure, je peux m'asseoir ? c'est dimanche, elle a deja raté son bus une fois, il est 19h30 il fait nuit, tu te dis que t'aimerais pas etre a sa place, elle dit rien mais si tu lui parles elle sourit et repond gentiment avec du vocabulaire et des grands yeux intelligents qui pourraient bien deja avoir lu des romans, ou qui sont habitués a faire des trucs de maman, je sais pas bien, on dirait une grande personne dans un petit corps, et finalement tu lui proposes, tu veux appeler tes parents ? non. Pourquoi tu prends pas un taxi ? j'ai que 5 pesos, et le taxi ca coute 15. Du coup je vais pour lui donner, elle se confond en excuse elle refuse, je lui laisse sur le banc et fais mine de partir, elle veut pas, je lui dis que je lui prete et que des qu'on se revoit elle me les rend. Finalement elle monte dans un taxi et sa main s'agite dans tous les sens pour te dire au revoir avec un grand sourire au milieu du visage.
3 minutes après Rocky passe par là, un chien de la rue qui ressemble a un labrador, une espece de machine a lecher les mains qui te grimpe au torse avec son regard de Julien Clerc, les petites rencontres qui font plaisir a chaque fois, il est super content de te voir mais il se ballade, tu le vois pas avec les autres bandes de chiens, c'est un solitaire avec ses petites habitudes. Marrant.
Et t'as l'envie irresistible de penser qu'il y a une main malicieuse qui te pose des personnages sur ta route, comme un jeu de playmobil, quand t'as envie de dire de la merde sur le monde... et au moment où vont sortir les insultes, y a ton pote qui passe par là, une gamine et un chien, et putain c'est chouette !
jeudi 19 mars 2009
touché/coulé

bon aller je retourne voir mes mioches ils ont commencé à entrer dans le a2, on va bientôt sortir en 3d dans une a4 au g8 entourés de p_ hihi
lundi 16 mars 2009
gastronomie
bon ca va me permettre de completer le blog sur les trucs vraiment essentiels de la culture : la bouffe et la nourriture.
Par ailleurs j'ai essayé de commencer un roman eh ben pour l'instant j'ai que la première syllabe. J'avais échoué au bout de treize pages de mémoire, je pense qu'écrire un roman c'est un peu prétentieux finalement.
bon aller algo de cocina :
Fruit Guayaba , et non pas pomme de terre en plastique, ca a le goût qu on retrouve dans les yaourts fruits de la passion. Il y a des pépins blancs dedans qui a mon avis ressortent tel quel apres la digestion.
jeûn pas jeune
Agua Azul
cascade de Misol-ha
à 17 kms de Palenque, et Agua Azul, à 64 kms. Comme d'habitude le chauffeur doublait à l'entrée des virages, bon maintenant on arrive à prendre ça à la rigolade... tout ça à cause de la ponctualité mexicaine, comme toujours... du coup au retour il a conduit plus doucement mais on est arrivé à Palenque à 19h30, il a fallu qu'on prenne un petit bus qui nous a amené à la route principale el "crucero"(le croisement) et de là on a attendu le bus de seconde classe, une petite heure.
