
ca y est je suis rentré à Zapata hier, c'était bizarre de revoir cette ville où je me sentais à nouveau comme un étranger, à cause de la fatigue et de cette grosse semaine à Oaxaca. Aujourd'hui tout rentre dans l'ordre, je redécouvre le regard méfiant ou inquiet des mioches à mon passage, je refais mes trucs de la vie ordinaire, balayer, faire les courses, le ménage, mais c'est différent, oui plus que deux semaines. Je vais acheter mon billet d'avion Villahermosa Mexico aujourd'hui et puis après je préparerai les cours pour la semaine prochaine. J'ai pas vraiment de pincement au coeur à l'idée de quitter cette ville, un peu plus à l'idée de quitter le Mexique qui s'avère si riche quand on voyage.
Au final j'aurai passé les deux premiers jours à Oaxaca, le premier avec l'américain à visiter les marchés, à gôuter le mezcal, à jouer avec Tajin le gamin de trois ans... le deuxième avec un couple Hugo et sa copine, le couvent de Santo Domingo, d'autres parties de la ville, des photos. Une autrichienne... Le soir café et concert reggae et le "clon" qui me donne l'adresse d'une palapa à Chacahua.
Le troisième jour départ pour Chacahua, trajet en bus dans la montagne, 6 heures de lacets, les montagnes grandioses, mon esprit qui se perd dans ses pensées. Finalement je passe mes premiers jours de ma 25ème année dans ce qui est vraiment mon premier voyage "en solitaire", dans le sens où personne ne m'accompagne et il n'y aura pas d'institution pour m'accueillir. Un brin d'angoisse se mêle à la joie d'être avec moi-même, c'est un peu comme une entrée au collège, on sent qu'on rentre dans le monde des grands, on laisse les jouets dans le placard, il faut trouver les salles de classe et se sociabiliser.
J'arrive à Puerto Escondido et comme il est déjà tard, je décide d'y passer la nuit. Je vais à l'hostel conseillé par le guide du routard. L'endroit est pas mal, mais c'est la semaine sainte et Puerto Escondido est la ville où tous les jeunes étudiants se retrouvent pour faire la chouille, j'ai le droit aux ados bourrés qui veulent me parler, alors on parle mais inutile de chercher à avoir une conversation. Impossible de dormir dans le dortoir, entre le concert qui se donne dehors et l'autre qui ronfle à côté de moi. Je passe la nuit sur un sofa dehors.
Le lendemain je passe une bonne heure à trouver d'oú part le bus pour Rio Grande. Arrivé à Rio Grande, je prends un taxi pour... Zapotle ou un truc dans le genre, on tient à 8 dedans... Puis à Zapotle je prends une "lancha"(canoé à moteur) pour traverser la lagune. Là nous attend une camionnette "colectivo", et c'est reparti pour ue heure de chemin en terre au milieu des cactus et des ânes, et on arrive finalement à Chacahua, que des palapas (structures en bois avec toit de palmes), des cabanes et des tentes, une épicerie et c'est à peu près tout. Je vais à l'adresse que l'on m'a donnée, je loue une cabane, je vais me baigner, puis après c'est la glande jusqu'au lendemain. Manger boire, dormir. Rencontre avec un couple d'allemands Jenny et Philip.
Puis on refait tout le trajet en sens inverse, mais cette fois-ci de Puero Escondido je vais à Zipolite, je pense y trouver Barbara et les autres, mais finalement on se rate. Il faut encore trouver une palapa pour la nuit. Un truc pas trop crasseux, pas trop reggae, j'en trouve une pas trop grande, je m'y risque. Elle est tenue par deux italiens Marcos et Nico et sa copine Tara une américaine. Ambiance relax, bières reggae et pétards. Je pense y rester d'abord qu'une nuit, puis finalement le lendemain j'y suis encore, guitare avec Sebastian et Eva, encore des allemands, poisson sur la plage, jonglage, glande totale. Aussi Christophe un français, parties d'échecs. Je manque de me noyer dans les eaux du Pacifique à cause du courant qui t'empêche de revenir près du bord`et les vagues qui te fond boire la tasse.
Après la deuxième nuit, les embrassades et le sentiment d'avoir vraiment passé un bon moment, retour à Oaxaca, au même hostel. Tajin est toujours là, dès qu'il me voit il vient avec ses crayons et ses voitures. Je suis trop crevé. Je rencontre Will un jeune néo Zélandais de 19 ans à qui je fais visiter le centre ville, j'ai l'impression d'être guide touristique, le soir je reste à discuter sur la terrasse avec le proprio et un suisse allemand.
Jour d'après, on prend un tour pour aller voir Mitla, un site archéologique un peu décevant et Hierve el Agua des cascades pétrifiées qui domine la montagne, avec une piscine naturelle qui domine la falaise. Frisqué. Rencontre avec Sabina une tchèque qui vit à Londres depuis 9 ans. Dégustation de Mezcal, on assiste à la fabrication de tapis, c'est touristique mais ça passe. Rencontre avec un argentin (putain les noms... sacrée mémoire) avec qui je vais boire un verre le soir, pus on retourne au café qui donne des concerts reggae funk. On y rencontre Judith une allemande Lorena une espagnole et un autre espagnol dont j'ai oublié le nom (j'oublie plus les noms de garçons en fait ahah), ils sont au même hostel que moi, le courant passe bien, puis ca me fait rire d'entendre l'espagnol d'Espagne, c'est comme le vélo ça s'oublie pas.
Encore des embrassades, du blabla, mine de rien c'est déjà vendredi, le moment de rentrer. 14 heures de bus pour rentrer à Zapata.
Mais, ouais, je suis définitivement européen, un peu solitaire, mais j'arrive à créer des relations fortes avec quelques bonshommes et bonnesfemmes comme moi, le Mexique est bluffant pour ses paysages, sa bouffe et la gentillesse des gens. Le voyage se finit, je sens que j'ai eu ma dose de Tabasco et d'expériences éphémères, j'ai envie de construire maintenant.
J'ai le titre d'un bouquin en tête "l'ivresse des heures profondes", j'ai des couleurs, le rouge, le jaune, le vert et le bleu, ce sera mon "fil" à moi, un long poème initiatique pour arriver à l'âge adulte.
Au final j'aurai passé les deux premiers jours à Oaxaca, le premier avec l'américain à visiter les marchés, à gôuter le mezcal, à jouer avec Tajin le gamin de trois ans... le deuxième avec un couple Hugo et sa copine, le couvent de Santo Domingo, d'autres parties de la ville, des photos. Une autrichienne... Le soir café et concert reggae et le "clon" qui me donne l'adresse d'une palapa à Chacahua.
Le troisième jour départ pour Chacahua, trajet en bus dans la montagne, 6 heures de lacets, les montagnes grandioses, mon esprit qui se perd dans ses pensées. Finalement je passe mes premiers jours de ma 25ème année dans ce qui est vraiment mon premier voyage "en solitaire", dans le sens où personne ne m'accompagne et il n'y aura pas d'institution pour m'accueillir. Un brin d'angoisse se mêle à la joie d'être avec moi-même, c'est un peu comme une entrée au collège, on sent qu'on rentre dans le monde des grands, on laisse les jouets dans le placard, il faut trouver les salles de classe et se sociabiliser.
J'arrive à Puerto Escondido et comme il est déjà tard, je décide d'y passer la nuit. Je vais à l'hostel conseillé par le guide du routard. L'endroit est pas mal, mais c'est la semaine sainte et Puerto Escondido est la ville où tous les jeunes étudiants se retrouvent pour faire la chouille, j'ai le droit aux ados bourrés qui veulent me parler, alors on parle mais inutile de chercher à avoir une conversation. Impossible de dormir dans le dortoir, entre le concert qui se donne dehors et l'autre qui ronfle à côté de moi. Je passe la nuit sur un sofa dehors.
Le lendemain je passe une bonne heure à trouver d'oú part le bus pour Rio Grande. Arrivé à Rio Grande, je prends un taxi pour... Zapotle ou un truc dans le genre, on tient à 8 dedans... Puis à Zapotle je prends une "lancha"(canoé à moteur) pour traverser la lagune. Là nous attend une camionnette "colectivo", et c'est reparti pour ue heure de chemin en terre au milieu des cactus et des ânes, et on arrive finalement à Chacahua, que des palapas (structures en bois avec toit de palmes), des cabanes et des tentes, une épicerie et c'est à peu près tout. Je vais à l'adresse que l'on m'a donnée, je loue une cabane, je vais me baigner, puis après c'est la glande jusqu'au lendemain. Manger boire, dormir. Rencontre avec un couple d'allemands Jenny et Philip.
Puis on refait tout le trajet en sens inverse, mais cette fois-ci de Puero Escondido je vais à Zipolite, je pense y trouver Barbara et les autres, mais finalement on se rate. Il faut encore trouver une palapa pour la nuit. Un truc pas trop crasseux, pas trop reggae, j'en trouve une pas trop grande, je m'y risque. Elle est tenue par deux italiens Marcos et Nico et sa copine Tara une américaine. Ambiance relax, bières reggae et pétards. Je pense y rester d'abord qu'une nuit, puis finalement le lendemain j'y suis encore, guitare avec Sebastian et Eva, encore des allemands, poisson sur la plage, jonglage, glande totale. Aussi Christophe un français, parties d'échecs. Je manque de me noyer dans les eaux du Pacifique à cause du courant qui t'empêche de revenir près du bord`et les vagues qui te fond boire la tasse.
Après la deuxième nuit, les embrassades et le sentiment d'avoir vraiment passé un bon moment, retour à Oaxaca, au même hostel. Tajin est toujours là, dès qu'il me voit il vient avec ses crayons et ses voitures. Je suis trop crevé. Je rencontre Will un jeune néo Zélandais de 19 ans à qui je fais visiter le centre ville, j'ai l'impression d'être guide touristique, le soir je reste à discuter sur la terrasse avec le proprio et un suisse allemand.
Jour d'après, on prend un tour pour aller voir Mitla, un site archéologique un peu décevant et Hierve el Agua des cascades pétrifiées qui domine la montagne, avec une piscine naturelle qui domine la falaise. Frisqué. Rencontre avec Sabina une tchèque qui vit à Londres depuis 9 ans. Dégustation de Mezcal, on assiste à la fabrication de tapis, c'est touristique mais ça passe. Rencontre avec un argentin (putain les noms... sacrée mémoire) avec qui je vais boire un verre le soir, pus on retourne au café qui donne des concerts reggae funk. On y rencontre Judith une allemande Lorena une espagnole et un autre espagnol dont j'ai oublié le nom (j'oublie plus les noms de garçons en fait ahah), ils sont au même hostel que moi, le courant passe bien, puis ca me fait rire d'entendre l'espagnol d'Espagne, c'est comme le vélo ça s'oublie pas.
Encore des embrassades, du blabla, mine de rien c'est déjà vendredi, le moment de rentrer. 14 heures de bus pour rentrer à Zapata.
Mais, ouais, je suis définitivement européen, un peu solitaire, mais j'arrive à créer des relations fortes avec quelques bonshommes et bonnesfemmes comme moi, le Mexique est bluffant pour ses paysages, sa bouffe et la gentillesse des gens. Le voyage se finit, je sens que j'ai eu ma dose de Tabasco et d'expériences éphémères, j'ai envie de construire maintenant.
J'ai le titre d'un bouquin en tête "l'ivresse des heures profondes", j'ai des couleurs, le rouge, le jaune, le vert et le bleu, ce sera mon "fil" à moi, un long poème initiatique pour arriver à l'âge adulte.
2 commentaires:
en principe, comme on est toujours en avril, ça marche encore ...Bon anniversaire ti frère.
tes aventures sont je vois, toujours aussi riches ! A bientôt...
ahah
en mai ça marche aussi on est toujours en 2009 ;)
j'espère que tu prépares déjà le barbecue qu'on fera bientôt dans ton jardin à côté de la maison toute neuve !
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