lundi 27 avril 2009

Un peu de jambon dans votre sandwich ?

J-7...
J'entame ma dernière semaine avec un brin de nostalgie, et je sens déjà que vous vous dites, pense bien ce que tu veux, mais grouille-toi de rentrer avant de choper cette saloperie de fièvre porcine.
En même temps plus je suis loin du D.F, mieux c'est. Je lisais dans Le Monde ce matin qu'un Espagnol est revenu chez lui avec la chose dans ses valises. Et si moi aussi je devenais célèbre, celui qui a contaminé la France !
Non mais dans le Tabasco pour l'instant il y a rien, c'est un peu comme le nuage de Tchernobyl qui s'arrête à la frontière.
Et de toutes façons, pourquoi s'inquiéter ? C'est comme le jour où je revenais de Palenque avec Teddy en début d'année, j'avais peur à cause de la conduite du chauffeur, et il me disait que de m'inquiéter ca allait rien changer à sa conduite. Et c'est vrai.
Si tu t'inquiètes tu mets jamais les pieds hors de chez toi. Tu vas jamais au Mexique où il y a des gens qui se font décapiter, où des civils se font buter pour 300 pesos, ou les chauffeurs de bus de seconde classe te mettent en danger à chaque tournant.
Mieux vaut vivre sans et si un jour ca te tombe sur la gueule, dommage. Il y a un mal bien plus grand qui ravage le Mexique : l'inégalité. Des alcooliques sans perspective qui dépensent leur salaire dans les bars et qui s'écroulent à 4 heures de l'après-midi. Les mêmes familles qui dirigent une même ville, les mêmes petits boulots incertains, les mêmes pick-up qui narguent les vieilles 2cv, une rue refaite récemment et trois autour qui ressemblent à du gruyère.
Et malgré ça, l'hygiène impeccable des gens, le soucis d'être bien habillé, la courtoisie voire la gentillesse, les sourires, l'importance de manger à sa faim, le respect et l'amour à la famille et à Dieu, l'importance des bons sentiments. de prendre le temps de vivre.
Parce qu'il y a la fièvre, l'insécurité, la violence et le reste. Toute une population qui subit mais qui préfère vivre sans y penser, et si un jour ça te tombe sur la gueule, dommage. Il y aura eu la courtoisie, la gentillesse, les sourires, on aura manger à notre faim, avec nos bons sentiments. Chouette.

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