dimanche 3 mai 2009

the last one !

bonjour, hello, dober dan, buenos días...

Voici venu le moment tant attendu de dire au revoir à ce blog, une partie de cette expérience zapatense qui ne pourrait se résumer à ces quelques messages et photos qui auront permis tout au moins de vous faire partager un peu de ce Mexique que j'ai vécu et que j'ai recréé pour vous et pour moi.
L'expérience est bien plus riche en soi parce qu'elle est faite de la longue monotonie des jours, la familiarisation à un lieu et à des attitudes, et aussi parce que ça va de soi, on ne peut pas tout raconter. Il faut asceptiser l'expérience pour qu'elle soit accessible à tous, c'est ce que j'ai ressenti parfois en vue des commentaires qui m'on été faits. Dès qu'il y a des mots, il y a de la littérature, et les plus mauvais critiques sont ceux qui te connaissent le mieux. L'expérience du blog a été intéressante parce qu'elle constitue un prisme du Mexique que j'ai connu. Et quand je relis certains messages, je sens que je dois faire un effort pour recadrer les émotions et les expériences dans un cadre plus large. Sensation étonnante. Vivre c'est comme attraper un poisson. Tant qu'il bouge au bout de la ligne on sent qu'on existe, et que quelque chose de singulier se passe, parce que ca ne se répètera jamais exactement de la même façon. Mais il faut attendre qu'il sèche, qu'il soit mort et encadré pour pouvoir commencer à en donner la portée symbolique et le rôle que ça a pu jouer dans un environnement plus large. C'est une portée mensongère qui ne justifie que ce que l'on est au moment où l'on parle, comme si chaque action passée était une préméditation qui tendait à vouloir notre "perfection" actuelle. Complètement erronné ou égotique. L'expérience est belle parce qu'elle est une surprise, parce qu'on est au coeur d'elle sans en être complètement le maître, et les mots pour en parler ne sont que lettres mortes. Mais comme on a peur d'être complètement vain, alors que c'est probablement la meilleure chose qui puisse nous arriver, on essaie de laisser une trace. Comme un escargot laisse traîner sa bave. Et plus il y a de bave, plus on se sent important. La bave, ça impressionne les gens. Regardez il bave, incroyable. Mais la bave ça sèche et ça cesse d'impressionner un jour. Les gens te regardent et t'appellent baveux et te mettent une bavette. Tu cesses d'être brillant, tu deviens pathétique. Mieux vaut marcher tout le temps sans se retourner, parce qu'à force de regarder ton caca, c'est ton caca qui finit par te regarder.
Voilà une manière un peu informelle de cloturer ce blog, de laisser sécher cette bave qui a été la mienne, je m'en vais de ce pas baver ailleurs, ou plutôt ici, par là, dans le coin.

bisous, merci à tous pour votre attention.

4 commentaires:

slawek a dit…

Pour tous ceux qui sont intéressés:
Eric est OK, c'est de quitter le Mexique sans problème et, nous l'espérons, sans saisine;)

For anyone who is interested:
Eric is OK, is leaving Mexico without problems and hopefully without gripe ;)

See you later my FRIEND. I will f...g miss you :(

hispanik a dit…

ca y est je suis a frankfort j ai l avion dans une heure pour üparis, je verrai la bas si je fais un test de depistage du porc, si j ai le temps
thank you slawek for your good french !

slawek a dit…

No problem. I always knew that french is easy... with google ;)

Stay in contact man and have a good time.

OW, and say "HI!" to civilization from me -___-

slawek a dit…

What part of "STAY IN CONTACT" you did not understand? :D

I dont say that you have to be online all the time but hey - we are wondering if you finally get to your home and if everything is ok with you.